Le féminisme se trompe quand il se bat pour que les femmes cis blanches aient accès au virilisme.
La virilité offre le droit d'intimider.
Le virilisme offre le droit d'être craint.
Intimider, c'est une arme d'autodéfense vitale.
Se faire craindre, c'est une arme d'oppression redoutable.
La peur ne doit pas changer de camp. Nous devons collectivement défaire la peur pour résoudre le conflit. Il ne faut pas que les hommes craignent les femmes. Il faut que les femmes cessent de craindre les hommes.
Lutter contre le patriarcat, lutter contre le fascisme, lutter contre le virilisme, ce n’est pas se saisir du pouvoir qu’il confère pour protéger son groupe social au détriment des autres.
Cela ne doit pas être nécessairement pacifique, mais l’utilisation de la violence doit être consciencieuse et à la mesure de la cible.
Lorsque les féministes échouent à mesurer la phallophobie et l’essentialisme de leur misandrie, elles reproduisent simplement une violence patriarcale. Cela leur permet d’accéder à tout un tas de bénéfices et de droits, et c’est pour ça qu’elles continuent de le faire. Cependant, elles ne défont aucunement la violence patriarcale.
Elles y participent activement, se délectant de leur droit durement acquis de déchaîner la violence sur les vulnérables, comme Papa.
Ce faisant, elles renforcent la pensée viriliste qui finira ultimement par se retourner contre elles lorsque le fascisme qu’elle nourrit sera suffisamment puissant pour leur enlever ce droit - et bien d’autres - à nouveau.
C’est une erreur que de chercher à devenir invulnérable.
L’égalité ne peut - et ne pourra toujours et à jamais - que résider en la vulnérabilité.
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